Charlotte Gainsbourg à la Cigale (Paris), le 21 mai 2012
La trouille, Charlotte ?
On m’avait prévenu, pourtant. On me l’avait dit, qu’il ne fallait pas m’attendre à grand chose.
Alors oui, sa voix était faiblarde. Oui, j’ai paniqué à l’ouverture du concert, après un Terrible Angels 20 000 lieues en deçà de mes espérances. Oui, il y a des moments où j’ai décroché. Mais j’ai passé un bon moment… par moments.
Charlotte Gainsbourg expérimente, s’accompagne du planant Connan Mockasin, au risque d’égarer quelque peu son public so bobo et d’aller aux confins du yuppster. Elle semble lutter pour défendre sa présence sur scène, au détriment de sa voix qui se fait submerger par des musiciens très, trop imposants.
“Elle a quand même plus d’assurance qu’avant”, m’a t-on assuré. Je veux bien le croire - mais a t-on la patience d’attendre qu’elle gagne encore plus d’assurance ?
Mais pour ces (trop) rares moments où elle semblait belle et bien présente, pour ces chansons où Charlotte Gainsbourg semblait tout aussi puissante qu’attachante, je garde quand même l’impression d’avoir fait une belle rencontre.
A la prochaine, Charlotte.